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Ecole Européenne III

  • En conclusion...

     

    Pendant le voyage j'ai pu remarquer plusieurs contrastes. Ce sont des contrastes de tout genre, entre le raconté et la réalité, au niveau du salaire, au sujet du génocide,…

    En arrivant on m'avait dit que le Rwanda était un pays très propre où aucun individu n'était pauvre. Cette image que je m'étais faite du pays entier s'est brisée quand on a été visiter les villages. Il y avait des petits enfants qui vivaient dans une grande misère, des déchets partout. A Kigali, lors de la visite d'un bidonville, on a également  trouvé la pauvreté et des déchets jusque dans les canalisations, qui n'étaient pas couverts et remplis d'eau polluée. 

    On m'avait également dit que tout allait mieux entre les habitants, qu'ils vivaient en paix tous ensemble. Encore une fois cette idée d'un peuple réuni en paix a été brisée. J'ai su que la raison pour laquelle les enfants étaient à l'école en internat est que la génération qui a connu le génocide ne s'est pas encore tout à fait remise de celui-ci et pourrait influencer les jeunes avec leurs opinions pas toujours neutres suite au passé. Rien ne nous était raconté de manière claire J'ai dû coller plusieurs versions pour pouvoir me faire une idée de la réalité. Quelle est la totale vérité de ce qui s'est passé?

    Mais n'est-ce pas moi en tant que européenne qui veut tout savoir? Est-ce vraiment nécessaire de tout savoir? Ici toute l'histoire n'est pas racontée dans sa totalité et ceci permet peut-être au peuple d'avancer petit peu par petit peu, plus facilement?

    Les incohérences viennent-elles de l'ignorance de la réalité ou bien d'un besoin de fabriquer une certaine réalité?

    Elles sont peut être nécessaires pour que les Rwandais puissent aller de l'avant, vers l'image de ce pays idéal qu'ils se sont créé.

    Laia R.

  • La façade du Rwanda

    Quand nous sommes arrivés au Rwanda, nous avons pu nous faire une première image du pays: villes propres et sûres, développement rapide, conflits et génocide semblant appartenir au passé, stabilité politique de mise. 

    Mais pendant notre séjour nous avons pu regarder derrière la façade du pays. Nous avons  vu des tas de déchets dans les villages, des militaires armés patrouillant dans les rues. Nous avons remarqué que beaucoup de gens n'ont, malgré le développement économique, pas accès à l'électricité et/ou l'eau potable. On a également remarqué que certaines personnes ne pouvaient laisser le passé derrière elles et restaient méfiantes vis-à-vis de l'autre. En plus, nous avons remarqué que le président Kagame exerçait le pouvoir d'une main très ferme n'acceptant pas les contestations. 
     
    Le Rwanda semble construire une façade devant ses problèmes pour ne pas risquer des révoltes et des guerres civiles. Mais cela en vaut-il la peine ?
     
    Lazar
  • Et en Europe?

    Si je dois parler d'un seul aspect de ce voyage, j'évoquerai les rapports socio-politiques dont nous n'avons qu'effleuré la surface pendant notre séjour, mais qui m'ont fortement ébranlé.

    La manière dont l'éducation, l'information, l'économie se donnent la main pour créer le jeu politique de la gouvernance m'a semblé complexe et passionnante. Elle m'a amené à une réflexion par rapport à nos propres systèmes en Europe. J'ai réalisé que le fonctionnement politique européen m'était largement inconnu et que je voulais dorénavant maîtriser ce sujet.

    Je reviens donc chez moi enrichi de connaissances pour le présent et plein de questions pour l'avenir.

    Luis.