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  • Rwanda 2018

    Ce voyage éducatif m'a émerveillée, m'a fait réfléchir et m'a fait ouvrir les yeux sur plusieurs aspects, mais je vais parler d'un aspect qui m'a remué intérieurement: les gens au Rwanda, les Rwandais. 
    Premièrement, ce qui m'a émerveillé dans ce pays était la gentillesse, l'amabilité, et l'accueil des Rwandais.  Ils sont toujours souriants, de bonne humeur, très diplomates. Leur style de vie est beaucoup moins bien que le nôtre mais ils ne se plaignent jamais, ils semblent heureux avec ce qu'ils ont.
    Toujours quand on arrivait dans les villages ou écoles ils nous accueillaient avec une danse, nous intégraient directement. Dans les écoles, ils nous demandaient ce qu'on pensait sur eux, sur le pays, sur leur culture. C'était toujours des accueils très chaleureux. Les petits enfants des villages couraient vers nous pour nous saluer , tenir notre main, pour sourire avec nous. Et puis on partait du village et ils couraient derrière le bus pour dire au revoir.
    Dans les écoles ils croyaient qu'on était super avancé technologiquement. Ils m'ont demandé à plusieurs reprises si on travaillait tout le temps avec des ordinateurs et gadgets électroniques. Quand ils me posaient ce type de questions, je me rendais compte qu'ils nous voyaient comme des personnes très riches et je n'aime pas trop ce sentiment. Ils nous voyaient "supérieurs" à eux, mais on était comme eux (on est des ados comme eux, on fait la fête comme eux).
    Parfois, dans des marchés ou dans les rues, il y avait trop de regards vers nous, parfois envahissants, et on se sentait mal à l'aise. Mais ce que je retiens c'est la présence de tous ces sourires, ces câlins, la bonne ambiance partout où on allait.
    J'ai adoré ce voyage!
    Laia S.

  • Humanité

    Après une petite semaine au Rwanda, nous avons eu, lors d'un temps libre, la possibilité de voir autre chose que les villages et les grandes rues par lesquelles nous passions toujours en bus.

    Nous nous sommes égarés dans les petites rues où la pauvreté est très marquante.

    En suivant le son d'une musique, nous sommes descendus vers des champs avoisinant les bidonvilles. C'est là que, à un point d'eau, des mères et des enfants se ravitaillent en eau. Nous avons joué au foot avec les jeunes pendant une bonne demi-heure. L'ambiance y était vraiment décontractée. La rencontre nous émerveillait tous.

    Lorsque nous sommes remontés vers la ville accompagnés par quatre jeunes enfants, nous avons porté leurs bidons d'eau. Nous avons réalisé à quel point ils étaient lourds; nous étions époustouflés: comment peuvent-ils, si petits, porter de tels poids? Quand nous nous sommes séparés et que nous leur avons rendu leurs bidons, nous avons tous reçu un petit bouquet de fleurs cueillies en chemin! Au loin, à l'entrée de leurs maisons, des adultes nous ont fait des signes de remerciement.

    Cette rencontre avec des enfants qui ne parlent pas notre langue à fait ressortir la gentillesse et le plaisir de la manière la plus simple. J'étais touché. J'ai mis un visage sur une réalité qui auparavant n'était pour moi que des mots. C'était un moment unique.

    Arthur.

  • Amakuru ? (Comment ça va ?)

    Amakuru ? (Comment ça va ?)

    « Nimesa » (bien) ! Voilà ce que les Rwandais nous ont répondu quand nous leur demandions comment ils allaient. Avec cette réponse et ce  grand sourire qui ne semble pas les quitter, les Rwandais vont toujours bien, depuis toujours.  Et même après la « différence » qui les a rattrapés, cette culture ne les pas quittés. Au premier abord ce mot est apaisant, mais j’ai aussi l’impression que les Rwandais s’auto-persuadent que tout va bien et que tout doit bien aller. Ils se munissent de pensées positives afin d’aller de l’avant. 

    IMG_6389.JPGMais ne serait-ce pas un peu malsain cette fierté qui les force à se tenir toujours un peu en retrait et qui les empêche de se confier ? Cet aspect de leur culture  qui est de masquer leurs fragilités ne pourrait-il pas comporter une sorte de danger pour la stabilité du pays ? Est-ce possible de reconstruire un pays sur du non-dit, de l'hypocrisie au lieu de partir de bases saines inspirées par la confiance - sachant que beaucoup de Rwandais peuvent encore ressentir une haine profonde envers leur voisin qui les a tant fait souffrir ?IMG_6368.JPG

    D’un autre côté, ne serait-ce pas leur solution en qu’anciens génocidaires et victimes de génocide pour faire évoluer le pays ?

    Finalement les Rwandais ont-ils vraiment le choix que de se tourner vers le futur ?

    IMG_6764.JPGBeaucoup d nos questions restent sans réponses. En attendant, cet état d’esprit qu’ont les Rwandais semble actuellement être la seule voie possible d’autant plus qu’il est accompagné par un développement incontestable du pays, autant économique que social.

    Isabelle.