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Ecole Européenne III - Page 2

  • Une rencontre inattendue

    Loin de Kigali, dans la petite ville de Kabgayi, nous nous sommes promenés entre élèves. Nous sommes arrivés dans un quartier pittoresque où les enfants nous saluaient et nous passaient leur balle de foot faite de sacs en plastique retenus par des élastiques. C'était à la fois incroyable qu'ils soient arrivés à créer une balle de foot en utilisant des déchets seulement, et triste car à Bruxelles tous les enfants ont au minimum une vraie balle de foot.

    On est ensuite descendu jusqu'à un petit espace vert. Sur le chemin, nous avons vu des déchets partout alors que jusque-là, on nous avait toujours décrit un pays très propre. On s'est rendu compte que c'est un visage du Rwanda que le gouvernement cache et que Caritas ne nous avait pas montré.

    Dans cet espace vert, des mères et leurs enfants venaient remplir leurs bidons d'eau. Le manque d'eau potable au Rwanda est très présent. C'est commun que des enfants nous réclament nos bouteilles d'eau. C'est affreux qu'une ressource aussi essentielle soit manquante alors qu'en Europe on l'utilise pour tout et qu'on la gaspille.

    On a joué au foot avec certains enfants pendant que d'autres sautaient et faisaient des pirouettes autour de nous. Comme tous les enfants rencontrés, ils étaient pleins de vie, de joie, amicaux, enthousiastes.

    Mes moments préférés du voyage furent ceux que l'on a passés avec les enfants. Ils me donnent l'espoir d'un Rwanda réconcilié et heureux.

    Hugo.

  • Rwanda : quelle réconciliation ?

     

    Au cours de notre voyage, nous avons rencontré une personne qui, malgré le fort tabou sur les origines, nous a expliqué qu’elle était tutsie. Nous avons cru remarquer qu’elle affichait un sourire narquois tandis qu’elle parlait d’un Hutu. Nous avons eu l’impression qu’elle le considérait comme inférieur. Ce moment fut dérangeant pour nous car nous ne parvenions pas à démêler ce que nous ressentions de ce qu’elle nous disait. Etait-ce ce que nous savions du génocide qui nous amenait à penser ainsi ou ce qu’elle disait vraiment ?

    Notre malaise fut prolongé lorsque nous apprîmes qu’encore maintenant les mariages entre Hutus et entre Tutsis étaient peu fréquents. Cette information semblait confirmer notre première hypothèse : la division au sein du pays existe toujours….

    De plus nous remarquâmes que cette division se reflète au sein du gouvernement et des classes dirigeantes, majoritairement composées de Tutsis, même s’ils ne s’appellent pas ainsi eux-mêmes.

    Il nous a semblé que les forces armées très présentes à travers le pays et les nombreux contrôles routiers et policiers dont nous avons été témoins ne sont pas là uniquement pour assurer la sécurité mais aussi pour servir de force de dissuasion contre de possibles rébellions ou coup d’état de la part de groupes minoritaires.

    La situation économique profite à tous les Rwandais et ce développement économique contribue à la stabilité du pays. Cette stabilité est peut-être également due au statut de héros forgé par le président Kagame.

    Une question se pose alors : comment réagiront l’opinion publique et les instances internationales à la mort du dictateur ?

     

    Martin et Adrien.

  • Rwanda 2018

    Ce voyage éducatif m'a émerveillée, m'a fait réfléchir et m'a fait ouvrir les yeux sur plusieurs aspects, mais je vais parler d'un aspect qui m'a remué intérieurement: les gens au Rwanda, les Rwandais. 
    Premièrement, ce qui m'a émerveillé dans ce pays était la gentillesse, l'amabilité, et l'accueil des Rwandais.  Ils sont toujours souriants, de bonne humeur, très diplomates. Leur style de vie est beaucoup moins bien que le nôtre mais ils ne se plaignent jamais, ils semblent heureux avec ce qu'ils ont.
    Toujours quand on arrivait dans les villages ou écoles ils nous accueillaient avec une danse, nous intégraient directement. Dans les écoles, ils nous demandaient ce qu'on pensait sur eux, sur le pays, sur leur culture. C'était toujours des accueils très chaleureux. Les petits enfants des villages couraient vers nous pour nous saluer , tenir notre main, pour sourire avec nous. Et puis on partait du village et ils couraient derrière le bus pour dire au revoir.
    Dans les écoles ils croyaient qu'on était super avancé technologiquement. Ils m'ont demandé à plusieurs reprises si on travaillait tout le temps avec des ordinateurs et gadgets électroniques. Quand ils me posaient ce type de questions, je me rendais compte qu'ils nous voyaient comme des personnes très riches et je n'aime pas trop ce sentiment. Ils nous voyaient "supérieurs" à eux, mais on était comme eux (on est des ados comme eux, on fait la fête comme eux).
    Parfois, dans des marchés ou dans les rues, il y avait trop de regards vers nous, parfois envahissants, et on se sentait mal à l'aise. Mais ce que je retiens c'est la présence de tous ces sourires, ces câlins, la bonne ambiance partout où on allait.
    J'ai adoré ce voyage!
    Laia S.