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Ecole Européenne III - Page 3

  • Humanité

    Après une petite semaine au Rwanda, nous avons eu, lors d'un temps libre, la possibilité de voir autre chose que les villages et les grandes rues par lesquelles nous passions toujours en bus.

    Nous nous sommes égarés dans les petites rues où la pauvreté est très marquante.

    En suivant le son d'une musique, nous sommes descendus vers des champs avoisinant les bidonvilles. C'est là que, à un point d'eau, des mères et des enfants se ravitaillent en eau. Nous avons joué au foot avec les jeunes pendant une bonne demi-heure. L'ambiance y était vraiment décontractée. La rencontre nous émerveillait tous.

    Lorsque nous sommes remontés vers la ville accompagnés par quatre jeunes enfants, nous avons porté leurs bidons d'eau. Nous avons réalisé à quel point ils étaient lourds; nous étions époustouflés: comment peuvent-ils, si petits, porter de tels poids? Quand nous nous sommes séparés et que nous leur avons rendu leurs bidons, nous avons tous reçu un petit bouquet de fleurs cueillies en chemin! Au loin, à l'entrée de leurs maisons, des adultes nous ont fait des signes de remerciement.

    Cette rencontre avec des enfants qui ne parlent pas notre langue à fait ressortir la gentillesse et le plaisir de la manière la plus simple. J'étais touché. J'ai mis un visage sur une réalité qui auparavant n'était pour moi que des mots. C'était un moment unique.

    Arthur.

  • Amakuru ? (Comment ça va ?)

    Amakuru ? (Comment ça va ?)

    « Nimesa » (bien) ! Voilà ce que les Rwandais nous ont répondu quand nous leur demandions comment ils allaient. Avec cette réponse et ce  grand sourire qui ne semble pas les quitter, les Rwandais vont toujours bien, depuis toujours.  Et même après la « différence » qui les a rattrapés, cette culture ne les pas quittés. Au premier abord ce mot est apaisant, mais j’ai aussi l’impression que les Rwandais s’auto-persuadent que tout va bien et que tout doit bien aller. Ils se munissent de pensées positives afin d’aller de l’avant. 

    IMG_6389.JPGMais ne serait-ce pas un peu malsain cette fierté qui les force à se tenir toujours un peu en retrait et qui les empêche de se confier ? Cet aspect de leur culture  qui est de masquer leurs fragilités ne pourrait-il pas comporter une sorte de danger pour la stabilité du pays ? Est-ce possible de reconstruire un pays sur du non-dit, de l'hypocrisie au lieu de partir de bases saines inspirées par la confiance - sachant que beaucoup de Rwandais peuvent encore ressentir une haine profonde envers leur voisin qui les a tant fait souffrir ?IMG_6368.JPG

    D’un autre côté, ne serait-ce pas leur solution en qu’anciens génocidaires et victimes de génocide pour faire évoluer le pays ?

    Finalement les Rwandais ont-ils vraiment le choix que de se tourner vers le futur ?

    IMG_6764.JPGBeaucoup d nos questions restent sans réponses. En attendant, cet état d’esprit qu’ont les Rwandais semble actuellement être la seule voie possible d’autant plus qu’il est accompagné par un développement incontestable du pays, autant économique que social.

    Isabelle.

  • Ce qui unit les adolescents de différents continents.

     

    Une chose qui m’a surprise en venant au Rwanda est la similitude entre adolescents européens et africains. Nous sommes allés dans plusieurs écoles et avons rencontré des jeunes de notre âge. J’ai étIMG_6791bis.jpgé marquée par le fait que nos centres d’intérêts sont communs : musique, séries, films, blagues, nous partageons tout. Nous pouvions débattre sur nos séries préférées et nos artistes favoris tout en n’ayant pas l’impression de venir de milieux totalement différents. Ce n’était pas un échange entre des adolescents européens et des adolescents africains, mais une rencontre entre nous, jeunes réunis, tous ensemble, tous les mêmes.

    Cela n’aurait peut-être pas été possible il y a vingt de cela car le phénomène de mondialisation est assez récent et tout le monde est poussé à s’orienter vers les mêmes choses. Par exemple, nous avons pu chanter ensemble Ed Sheeran, parlé de « Game of Thrones » ou évoquer les télé-réalités comme « Secret story », « La villa des cœurs brisés, ou même les « Marseillais ». Je pense que cela peut être une bonne chose que nous ayons des sujets communs, mais j’ai été aussi été attristée de voir que ces sujets ne sont que des représentations de la culture de masse et ne font pas beaucoup réfléchir…

    Nina K.