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Ecole Européenne III - Page 4

  • « Nasouba* » du Bénin

    Après un long périple avec des visites dans le cockpit de l’avion, nous sommes arrivés à Cotonou. Nous avons chaleureusement été accueillis par … du chaud air sablonneux et poussiéreux. Dès l’arrivé à l’ « hôtel », on nous a conseillé de remplir un seau d’eau dans chaque chambre au cas où il y aurait une panne d’eau… Ca promet !

    Le lendemain, nous avons passé onze heures engloutis dans l’estomac de notre ami le minibus. Grâce à ce véhicule « tout terrains », nous avons eu la chance de découvrir un tout nouvel univers rempli de couleurs et de magnifiques paysages. A notre arrivée à Natitingou, une plaisante surprise nous attendait : nos correspondants étaient là et nous ont accueillis par une cérémonie typique.

    Le lendemain, nous avons passé la journée avec eux ; nous avons découvert la ville et ses alentours, et acheté des tissus et des Béninoises ! Le soir, nous (Européens et Béninois) avons chacun cuisiné un repas typique de notre culture. Nous avons entre autres vu nos correspondants plumer un poulet qu’ils venaient d’égorger. Ensuite, nous avons chanté et dansé jusqu’à épuisement !

    Hugo et Yesmine.

    *« Bonjour » en dandi (dialecte béninois).

  • Le carnet du bourlingueur béninois

    Le Bénin, magnifique pays d’Afrique de l’ouest, bondé de vastes collines remplies de verdure. On se retrouve dans une savane arborée, remplie de fameux baobabs, de buissons, d’arbrisseaux et d’hautes herbes.

    Le climat est tropical aux saisons contrastées. Alors que le sud, plus humide, connaît deux saisons de pluie, le nord n’en connaît qu’une.

    Lorsqu’on lève la tête, nous sommes entourés d’un nuage, qui au premier abord nous fait penser à la pollution. Il est tout à fait compréhensible de penser cela quand on voit tous les déchets qui recouvrent le bord des routes. Ce smog en réalité n’est rien d’autre que de la poussière venant du désert du nord du Niger.

    En traversant le pays, on découvre les vastes étendues de terre brulées. Ces feux servent à dégager la végétation et à obtenir un engrais naturel fait de cendres permettant aux paysans de cultiver leur terre. Une fois ces terres dégagées, les Béninois y cultivent des racines tel que l’ignam et le manioc, des féculents de base de l’alimentation béninoise. Ces racines peuvent être mangées crues, cuites, frites, bouillies et même boxées. Ils y cultivent également des céréales comme le sorgho et le maïs nous permettant de boire cette délicieuse bière : la Béninoise ! De nature moins comestible, les Béninois cultivent également le coton, un des principaux produits exportés. Ce coton, malgré sa valeur économique, se retrouve souvent stocké le long des routes, à défaut d’usine capable de le traiter…

    En plus de ces énormes camions pleins de coton, la route est partagée par les voitures, les motos, les vélos, les piétons et de temps en temps aussi les vaches et les chèvres, un peu perdues. Essayons d’imaginer la circulation : un vrai chaos et pourtant bien organisé ! Les lignes de démarcation ? les feux ? les passages pour piétons ? les trottoirs ? Inexistants !

    La mairie a pourtant essayé d’installer des feux rouges et de construire des trottoirs, mais ces installations demandaient un entretien coûteux et trop d’électricité. Les Béninois se sont donc créé leur propre code de la route si incompréhensible pour nous mais tout à fait opérationnel pour eux !

    Alice, Pierre et Nicole